41. M. Camenzind plaide qu’il n’était pas «nécessaire» de perquisitionner son immeuble pour établir la preuve matérielle de l’infraction et donc pour atteindre le but poursuivi. Selon lui en effet, ladite preuve était déjà faite puisque sa communication avait été enregistrée par la Section de surveillance des radiocommunications de la Direction générale des PTT et qu’il avait reconnu avoir utilisé le téléphone en cause. D’autres éléments démontreraient le caractère disproportionné de la mesure dont il est question: il n’aurait pas récidivé durant les six semaines que l’administration laissa s’écouler entre la commission de l’infraction et la perquisition, le comportement dont il lui était