{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1997-08-29", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-61-114--_1997-08-29.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003314.pdf?ID=150003314", "Checksum": "86f678fa7732d4e00a244cc3f111e1f4"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 61.114 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 29.08.1997 JAAC 61.114 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 29.08.1997 JAAC 61.114 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 29.08.1997 JAAC 61.114 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:27:35", "Checksum": "0412bc672ae267d8c461d57a89af1f11", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 29.08.1997 JAAC 61.114 \r\n\n JAAC 61.114\n\nArrêt de la Cour eur. DH du 29 août 1997, affaire A. P.,\nM. P. et T. P. c / Suisse, Recueil des arrêts et décisions\n1997. Voir également l’arrêt de la Cour eur. DH du\n29 août 1997, affaire E. L., R. L. et J.-O. L. c / Suisse,\nRecueil des arrêts et décisions 1997\n\nArrêt A. P., M. P et T. P. Condamnation pénale des héritiers pour une\nfraude fiscale commise par le de cujus.\nArt. 6 § 1 CEDH. Notion d’accusation en matière pénale.\nLa procédure diligentée contre les héritiers doit être qualifiée de\n«pénale» au sens de cette disposition, car l’amende n’était pas\nnégligeable, présentait un caractère essentiellement punitif et dissuasif\net le TF avait relevé sa nature pénale.\nArt. 6 § 2 CEDH. Présomption d’innocence.\nLa règle fondamentale du droit pénal, selon laquelle la responsabilité\npénale ne survit pas à l’auteur de l’acte délictueux (cf. art. 48 ch. 3 CP),\nest aussi requise par la garantie de la présomption d’innocence. Hériter\nde la culpabilité du défunt n’est pas compatible avec les normes de la\njustice pénale dans une société régie par la prééminence du droit.\n\nUrteil A. P., M. P. und T. P. Strafrechtliche Verurteilung der Erben\nzur Zahlung einer Busse für eine vom Erblasser begangene\nSteuerhinterziehung.\nArt. 6 § 1 EMRK. Begriff der strafrechtlichen Anklage.\nDas gegen die Erben geführte Verfahren ist als «strafrechtlich» im\nSinne dieser Bestimmung zu qualifizieren, da die Busse eine nicht zu\nvernachlässigende Schwere sowie einen im wesentlichen strafenden und\nabschreckenden Charakter aufwies. Auch wurde die Natur der Busse\nvom BGer als strafrechtlich angesehen.\n\n1\nArt. 6 § 2 EMRK. Unschuldsvermutung.\nDie fundamentale Regel des Strafrechts, wonach sich strafrechtliche\nVerantwortlichkeit nicht vererbe (vgl. Art. 48 Ziff. 3 StGB), wird auch\nvon der Garantie der Unschuldsvermutung gefordert. Strafrechtliche\nSchuld des Erblassers auf die Erben zu übertragen ist mit den\nGrundsätzen des Strafrechts in einer Gesellschaft, die vom Vorrang des\nRechts geprägt wird, unvereinbar.\n\nSentenza A. P., M. P e T. P. Condanna penale degli eredi al pagamento di\nuna multa per frode fiscale commessa dal de cujus.\nArt. 6 § 1 CEDU. Nozione di accusa in materia penale.\nIl procedimento promosso contro gli eredi deve essere considerato\n«penale» ai sensi di questa disposizione, poiché la multa non era\ntrascurabile, presentava un carattere essenzialmente punitivo e\ndissuasivo e il TF ne aveva rilevato la natura penale.\nArt. 6 § 2 CEDU. Presunzione d’innocenza.\nLa regola fondamentale del diritto penale, secondo cui la responsabilità\npenale non sopravvive all’autore del delitto (cfr. art. 48 n. 3 CP) è\nrichiesta anche dalla garanzia della presunzione d’innocenza. In una\nsocietà retta dal primato del diritto, ereditare la colpevolezza del\ndefunto non è compatibile con le norme della giustizia penale.\n\nRésumé des faits:\n\nM. P. était l’unique actionnaire d’une société de construction. Les requérants\nsont ses seuls héritiers. Après échéance du délai de trois mois dans lequel les\nrequérants auraient pu répudier la succession, le fisc examina les registres de\nla société. Il en ressortait que M. P. avait soustrait des revenus à l’impôt à la\nfois cantonal et fédéral. Les services fiscaux cantonaux et fédéraux engagèrent\nchacun contre les requérants une procédure en recouvrement de l’impôt impayé,\net leur imposèrent simultanément des amendes pour fraude fiscale. Il semble\nque les requérants aient coopéré avec ces services en leur fournissant les\ninformations nécessaires à une évaluation exacte des sommmes dues. Ils\ns’opposèrent cependant aux amendes infligées, se déclarant innocents de\nl’infraction fiscale commise par M. P.\n\n2\nEN DROIT\n\nI. SUR LA VIOLATION ALLéGUéE DE L’ART. 6 § 2 CEDH\n\n36. Les requérants allèguent qu’indépendamment de toute faute de leur\npart, ils ont été condamnés pour une infraction qui aurait été commise par\nquelqu’un d’autre. Cette condamnation serait contraire à l’art. 6 § 2 CEDH,\nainsi libellé:\n«Toute personne accusée d’une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que\nsa culpabilité ait été légalement établie.»\nNi le Gouvernement ni la Commission ne souscrivent à cette thèse.\n\nA. Sur l’applicabilité de l’art. 6\n\n"}