{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1997-08-26", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-61-103--_1997-08-26.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003278.pdf?ID=150003278", "Checksum": "a2bbeff6ca410c56ca8e5c6bc41a2a29"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 61.103 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 26.08.1997 JAAC 61.103 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 26.08.1997 JAAC 61.103 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 26.08.1997 JAAC 61.103 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:27:35", "Checksum": "5e8e609694178a6a43efc865419e7aab", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 26.08.1997 JAAC 61.103 \r\n\n JAAC 61.103\n\nArrêt de la Cour eur. DH du 26 août 1997, affaire\nBalmer-Schafroth et autres c / Suisse, Recueil des\narrêts et décisions 1997\n\nUrteil Balmer-Schafroth und andere. Verlängerung der\nBetriebsbewilligung für das Kernkraftwerk Mühleberg mit gleichzeitiger\nAbweisung der Einsprachen der Beschwerdeführer gegen das\nBewilligungsgesuch durch den Bundesrat.\nArt. 25 EMRK. Opfereigenschaft.\nDadurch, dass der Bundesrat die Einsprachen der Beschwerdeführer\nfür zulässig erklärt hat, sind die Beschwerdeführer unmittelbar\nbetroffen und somit als Opfer zu betrachten.\nArt. 6 § 1 EMRK. Begriff der zivilrechtlichen Ansprüche und\nVerpflichtungen.\nDiese Bestimmung kommt im vorliegenden Fall nicht zur Anwendung,\nda die Beschwerdeführer das Vorliegen eines direkten Zusammenhangs\nzwischen den Betriebsbedingungen des Kernkraftwerkes und dem von\nihnen angerufenen Recht auf Schutz ihrer physischen Integrität nicht\nbeweisen konnten. Die Beschwerdeführer haben nicht dargelegt, dass\nsie durch den Betrieb des Kernkraftwerkes persönlich einer ernsten,\nbestimmten und vor allem unmittelbaren Gefahr ausgesetzt wären.\n\nArrêt Balmer-Schafroth et autres. Prolongation de l’autorisation\nd’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg et rejet des\noppositions des requérants contre la demande d’autorisation par le\nConseil fédéral.\nArt. 25 CEDH. Qualité de victime.\n\n1\nDu fait que le Conseil fédéral a déclaré les oppositions des requérants\nrecevables, ceux-ci sont directement concernés, ce qui justifie de les\nconsidérer comme victimes.\nArt. 6 § 1 CEDH. Notion de droits et obligations de caractère civil.\nCette disposition ne trouve pas à s’appliquer en l’espèce, car les\nrequérants n’ont pas établi un lien direct entre les conditions\nd’exploitation de la centrale nucléaire et leur droit à la protection de\nleur intégrité physique. Les requérants n’ont pas démontré qu’ils se\ntrouvaient personnellement exposés, du fait du fonctionnement de la\ncentrale, à une menace non seulement sérieuse, mais également précise\net surtout imminente.\n\nSentenza Balmer-Schafroth e altri. Proroga dell’autorizzazione\nd’esercizio della centrale nucleare di Mühleberg e rigetto delle\nopposizioni dei ricorrenti contro la domanda d’autorizzazione da parte\ndel Consiglio federale.\nArt. 25 CEDU. Qualità di vittima.\nDal momento che il Consiglio federale ha dichiarato ricevibili le\nopposizioni dei ricorrenti, questi sono toccati direttamente e pertanto\nvanno considerati vittime.\nArt. 6 § 1 CEDU. Nozione di diritti e doveri di carattere civile.\nQuesta disposizione non è applicabile nella fattispecie, poiché i\nricorrenti non hanno stabilito un legame diretto tra le condizioni\nd’esercizio della centrale nucleare e il diritto alla protezione della loro\nintegrità fisica. I richiedenti non hanno dimostrato che l’esercizio della\ncentrale li esponeva personalmente a una minaccia non solo seria, ma\nanche precisa e soprattutto imminente.\n\nRésumé des faits:\n\nLe 9 novembre 1990, la société anonyme qui exploite la centrale nucléaire de\nMühleberg demanda au Conseil fédéral de prolonger le permis d’exploitation.\nDans une opposition du 4 mars 1991, les requérants invitèrent le Conseil fédéral\nà rejeter la demande. Ils alléguaient que la centrale ne remplissait pas les\nnormes de sécurité les plus modernes en raison de graves et irrémédiables\ndéfauts de construction et que son état entraînait un risque d’accidents\nsupérieur à la normale. Le 14 décembre 1992, le Conseil fédéral rejeta toutes les\noppositions pour manque de fondement.\nDans leur requête (N° 22110/93) du 14 juin 1993 à la Commission, les requérants\nalléguaient une violation de l’art. 6 § 1 CEDH: ils n’auraient pas eu accès à un\n«tribunal» au sens de cette disposition et la procédure suivie par le Conseil\nfédéral n’aurait pu passer pour équitable.\n\n2\nEN DROIT\n\nI. SUR L’EXCEPTION PRÉLIMINAIRE DU GOUVERNEMENT TIRÉE DE\nL’ABSENCE DE LA QUALITÉ DE VICTIME\n\n24. Dans une première exception préliminaire, le Gouvernement conteste\nla qualité de victimes des requérants, estimant que les répercussions des\nviolations dénoncées par eux sont trop lointaines pour les affecter directement\ndans leur situation personnelle.\n25. La Cour note que, suite à la décision d’irrecevabilité rendue le 4 décembre\n1995 par la Commission dans l’affaire Noël Narvii Tauira et autres c / France\n(req. N° 28204/95, DR 83-A, p. 112 et s.), le Gouvernement avait, le 29 février\n1996, invité - en vain - la Commission à faire application en l’espèce de l’art. 29\nCEDH, motif pris de l’absence de la qualité de victimes des requérants. La Cour\npeut donc connaître de l’exception préliminaire dont il s’agit.\n26. Selon la jurisprudence, par «victime» l’art. 25 désigne la personne\ndirectement concernée par l’acte ou l’omission litigieux, l’existence d’un\nmanquement aux exigences de la convention se concevant même en l’absence\nde préjudice; celui-ci ne joue un rôle que sur le terrain de l’art. 50 (voir,\nparmi d’autres, l’arrêt Amuur c / France du 25 juin 1996, Recueil des arrêts\net décisions 1996-III, p. .., § 36).\nEn l’occurrence, la circonstance que le recours que les requérants veulent\nvoir examiné par un tribunal a été déclaré recevable par le Conseil fédéral\njustifie de les considérer comme victimes. Il y a donc lieu de rejeter l’exception\npréliminaire dont il s’agit.\n\nII. SUR LA VIOLATION ALLéGUéE DE L’ART. 6 § 1 CEDH\n\n"}