Or l’intéressé se trouvait dans une situation de grande insécurité juridique. Dans le cadre de la procédure de «regroupement» menée à son encontre, il devait s’attendre à tout moment à être transféré d’un canton à l’autre, auquel cas la juridiction cantonale du premier canton n’était plus compétente pour statuer sur la légalité de sa détention, ce qui rendait tout recours inefficace. 48. En effet, il résulte de la jurisprudence constante des tribunaux internes, confirmée en l’espèce par l’arrêt du TF, qu’une demande de mise en liberté doit être rayée du rôle dès lors que le détenu ne relève plus de la juridiction du canton en cause.