, étant donné qu’au moment de l’introduction de son appel, celui-ci ne se trouvait déjà plus en détention provisoire dans le canton de Lucerne. 46. Dans le cadre de cette procédure, M. R. M. D. n’a donc pu obtenir une décision sur la légalité de sa détention et, contrairement à ce que soutient le Gouvernement, il a épuisé les voies de recours; en effet, dans sa requête au TF, son conseil s’est référé à l’art. 5 § 4 CEDH et a demandé à celui-ci d’enjoindre à la Cour d’appel de Lucerne d’ordonner la mise en liberté immédiate de son client. 47.