A cet égard, elle relève que, par une ordonnance du 17 janvier 1992, le préfet du district de Willisau plaça l’intéressé en détention provisoire. Le 23 janvier, le conseil de ce dernier attaqua cette décision devant la Cour d’appel de Lucerne en demandant la mise en liberté immédiate de son client. Le 27 janvier, la cour d’appel décida de rayer du rôle le recours, au motif que celui-ci était devenu sans objet, M. R. M. D. ayant été transféré entre-temps dans les cantons de Berne et de Glaris.