39. Encore y a-t-il lieu d’examiner la conduite de la procédure. 40. L’intéressé reproche aux enquêteurs d’importants ralentissements de l’instruction. Ils auraient continué à l’interroger des semaines durant alors qu’il leur avait clairement indiqué, dès le 11 avril 1986, qu’en vertu de son droit au silence il ne répondrait plus à leurs questions. De surcroît, ils n’auraient pas disposé de l’infrastructure indispensable aux investigations, d’une complexité d’ailleurs toute relative puisqu’en l’absence de comptabilité il n’y avait pas d’écritures à contrôler. 41.