Elle tira un argument supplémentaire de la personnalité du requérant dont le comportement, avant comme après l’arrestation, reflétait l’intention d’effacer systématiquement toute trace de responsabilité, par exemple en falsifiant ou détruisant de la comptabilité. D’après la chambre d’accusation, des indices concrets autorisaient en outre la crainte de le voir abuser de la liberté recouvrée pour se livrer à des agissements que favorisaient aussi le profond enchevêtrement de la soixantaine de sociétés dominées par lui et son influence sur le personnel: l’élimination de pièces à conviction - restées cachées mais dont l’existence probable ressortait d’autres documents -, la fabrication de faux