De surcroît, il avait déclaré plusieurs fois vouloir aller vivre aux Etats-Unis. Selon certaines indications, il disposait encore de fonds importants hors de son pays et possédait plusieurs passeports différents. Homme solitaire n’ayant pas besoin de contacts, il n’aurait éprouvé aucune peine à vivre caché à l’extérieur de la Suisse. Le TF examina ces motifs avec soin les 7 novembre 1985, 25 août 1986 et 25 avril 1988. A cette dernière date notamment, il reconnut que le danger de fuite décroît à mesure que se prolonge la détention, comme la Cour européenne l’a déjà relevé de son côté (voir notamment l’arrêt Neumeister précité, Série A 8, p. 39, § 10).