Elle rappelle que la violence de l’arrestation du requérant est un point qui n’est pas contesté, de même que le fait que celui-ci a, au cours de cette opération, été violemment précipité au sol. 77. Elle estime dans ces conditions que les policiers ne pouvaient ignorer que le requérant pouvait avoir été blessé au cours de son arrestation. 78. Elle constate qu’arrêté le 5 octobre 1989, le requérant a demandé, au plus tard le 7 octobre, à voir un médecin. Or, le premier examen par un médecin a eu lieu le 13 octobre, soit huit jours après l’arrestation et six jours après la demande du requérant.