{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1994-02-22", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-58-121--_1994-02-22.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150002018.pdf?ID=150002018", "Checksum": "8eeca2fb6e187309faa46236ed24b00a"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 58.121 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 22.02.1994 JAAC 58.121 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 22.02.1994 JAAC 58.121 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 22.02.1994 JAAC 58.121 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:30:19", "Checksum": "14a72bba1d7134dc36cfd6bbefe80ea7", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 22.02.1994 JAAC 58.121 \r\n\n JAAC 58.121\n\nArrêt de la Cour eur. DH du 22 février 1994, affaire\nBurghartz c / Suisse, Série A 280-B\n\nArrêt Burghartz. Impossibilité pour le mari de faire précéder le\npatronyme de sa femme, nom de la famille, du sien propre.\nArt. 14 combiné avec l’art. 8 CEDH.\n-- L’art. 5 Prot. N° 7 à la CEDH, relatif à l’égalité de droits et de\nresponsabilités de caractère civil entre époux, ne saurait se substituer\nà l’art. 8 CEDH ni en réduire la portée.\n-- En tant que moyen d’identification personnelle et de rattachement à\nune famille, le nom d’une personne concerne la vie privée et familiale de\ncelle-ci, bien que l’art. 8 CEDH ne contienne pas de disposition explicite\nen la matière.\n-- Manquant de justification objective et raisonnable, la différence de\ntraitement imposée aux époux dans le choix de leur nom viole l’art. 8\ncombiné avec l’art. 14 CEDH.\n\nUrteil Burghartz. Unmöglichkeit für den Ehemann, dem als\nFamiliennamen gewählten Namen seiner Ehefrau seinen eigenen Namen\nvoranzustellen.\nArt. 14 in Verbindung mit Art. 8 EMRK.\n- Art. 5 Prot. Nr. 7 zur EMRK betreffend die Gleichheit der Rechte und\nPflichten zivilrechtlicher Natur unter den Ehegatten vermag weder\nArt. 8 EMRK zu ersetzen noch dessen Geltungsbereich einzuschränken.\n- Als Mittel zur persönlichen Identifikation und zur Bindung an eine\nFamilie betrifft der Name einer Person ihr Privat- und Familienleben,\nobwohl Art. 8 EMRK diesbezüglich keine ausdrückliche Bestimmung\nenthält.\n\n1\n- Mangels einer sachlichen und vernünftigen Begründung verstösst die\nUngleichbehandlung der Ehegatten bei der Wahl ihres Namens gegen\nArt. 8 in Verbindung mit Art. 14 EMRK.\n\nSentenza Burghartz. Impossibilità per il marito di far precedere al\nproprio cognome il patronimico della moglie, cognome di famiglia.\nArt. 14 combinato con l’art. 8 CEDU.\n- L’art. 5 Prot. n. 7 alla CEDU concernente l’uguaglianza di diritti e di\nresponsabilità di carattere civilistico tra coniugi non sarebbe in grado\ndi sostituirsi all’art. 8 CEDU né ridurne la portata.\n- In quanto mezzo d’identificazione personale e di ricollegamento a\nuna famiglia, il cognome di una persona concerne la vita privata e\nfamiliare, benché l’art. 8 CEDU non contenga un disposto esplicito in\nmateria.\n- In mancanza di una giustificazione oggettiva e razionale, la disparità\ndi trattamento dei coniugi nella scelta del cognome viola l’art. 8\ncombinato con l’art. 14 CEDU.\n\nPoint de départ de la requête\n\nDe nationalité suisse, les requérants résident tous deux à Bâle depuis 1975. Ils\nse marièrent en 1984 en Allemagne, Etat dont Mme Burghartz possède aussi\nla citoyenneté. En vertu du droit de ce pays (art. 1355 CC), ils choisirent pour\nnom de famille celui de l’épouse, Burghartz; le mari usa du droit de le faire\nprécéder du sien propre pour s’appeler «Schnyder Burghartz».\nL’état civil suisse (Zivilstandsamt) ayant enregistré «Schnyder» comme\npatronyme commun aux époux, ils sollicitèrent l’autorisation d’y substituer\nles noms de «Burghartz» pour la famille et de «Schnyder Burghartz» pour le\nsecond requérant. Le 6 novembre 1984, le gouvernement (Regierungsrat) du\ncanton de Bâle-Campagne la leur refusa.\n\nII. SUR LA VIOLATION ALLEGUEE DE L’ART. 14 COMBINE AVEC\nL’ART. 8 CEDH\n\n21. Les requérants invoquent l’art. 8, pris isolément et combiné avec l’art. 14\nCEDH.\n(…)\n\n2\nVu la nature des allégations formulées, la Cour, à l’instar de la Commission,\njuge approprié de se placer directement sur le terrain de l’art. 14 combiné avec\nl’art. 8 CEDH.\n\nA. Applicabilité\n\n"}