En l’espèce, il s’agissait d’un officier de police assermenté dont le juge d’instruction n’ignorait pas la mission. D’autre part, le requérant connaissait ledit agent sinon par son identité réelle, du moins par son apparence physique pour l’avoir rencontré à cinq reprises. Pourtant, ni le magistrat ni les juridictions de jugement ne purent ou ne voulurent ouïr Toni et procéder à une confrontation destinée à comparer les déclarations de celui-ci avec les allégations de M. Lüdi; en outre, ni ce dernier ni son conseil n’eurent à aucun moment de la procédure l’occasion de l’interroger et de jeter un doute sur sa crédibilité.