Tant le tribunal du district de Laufon que la cour d’appel de Berne refusèrent d’entendre l’agent infiltré Toni au motif qu’il fallait conserver son anonymat. Quant au TF, il jugea que «l’identité et les méthodes d’enquête de pareils agents ne doivent pas être divulguées à la légère dans une procédure pénale». 49. La Cour constate que le présent litige se distingue des affaires Kostovski c. Pays-Bas et Windisch c. Autriche (arrêts des 20 novembre 1989 et 27 septembre 1990, Série A 166 et 186) où les condamnations incriminées reposaient sur des déclarations de témoins anonymes.