En second lieu, le souci de conserver l’anonymat de l’agent s’expliquerait par la nécessité de poursuivre l’infiltration des milieux de la drogue et protéger l’identité des informateurs. 46. Selon la Commission, avec laquelle la Cour marque son accord, M. Lüdi passa aux aveux après qu’on lui eut montré les procès-verbaux des écoutes téléphoniques et il se vit dénier, tout au long de la procédure, les moyens de les contrôler ou de jeter le doute sur eux. 47. Il échet de noter en outre que si les tribunaux suisses ne se prononcèrent pas sur la seule base des dépositions écrites de Toni, elles servirent à l’établissement des faits qui conduisirent à la condamnation.