{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1992-06-15", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-56-58--_1992-06-15.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150001640.pdf?ID=150001640", "Checksum": "f167f4fa047e8ad2caf684c84f6a4ca0"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 56.58 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 15.06.1992 JAAC 56.58 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 15.06.1992 JAAC 56.58 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 15.06.1992 JAAC 56.58 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:31:56", "Checksum": "446011ec52846198e5ff5f00e4a83b9f", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 15.06.1992 JAAC 56.58 \r\n\n JAAC 56.58\n\nArrêt de la Cour eur. DH du 15 juin 1992, affaire Lüdi c\n/ Suisse, Série A 238; voir en outre la Résolution prise\npar le Comité des Ministres à ce sujet, JAAC 56.63B\n\nArrêt Lüdi. Droit au respect de la vie privée et droits de la défense en\ncas de recours, dans la lutte contre la drogue, à un agent de police\ninfiltré.\nArt. 8 § 1 CEDH. En l’espèce, l’intervention d’un agent infiltré\nne constitue, ni en soi ni en combinaison avec une surveillance\ntéléphonique, une ingérence dans l’exercice du droit au respect de la vie\nprivée de l’intéressé.\nArt. 6 § 3 let. d et art. 6 § 1 CEDH. Les droits de la défense sont violés,\nlorsque ni le juge d’instruction ni le juge du fond n’ont convoqué l’agent\ninfiltré et que le prévenu n’a eu aucune possibilité de lui poser des\nquestions.\n\nFall Lüdi. Anspruch auf Achtung des Privatlebens und\nVerteidigungsrechte im Falle des Einsatzes eines Polizeibeamten als\nScheinkäufer in der Drogenbekämpfung.\nArt. 8 § 1 EMRK. Der Einsatz eines Polizeibeamten als Scheinkäufer\nstellt im konkreten Fall weder an sich noch in Kombination mit einer\nTelefonüberwachung einen Eingriff in das Privatleben des Betroffenen\ndar.\nArt. 6 § 3 Bst. d und Art. 6 § 1 EMRK. Die Verteidigungsrechte des\nAngeschuldigten sind verletzt, wenn weder der untersuchende noch der\nurteilende Richter den Scheinkäufer vorgeladen haben und wenn der\nAngeschuldigte keine Möglichkeit hatte, diesem Fragen zu stellen.\n\n1\nAffare Lüdi. Diritto al rispetto della vita privata e diritti alla difesa in\ncaso di impiego di un agente di polizia infiltrato nell’ambito della lotta\ncontro la droga.\nArt. 8 § 1 CEDU In casu, l’intervento di un agente infiltrato non\ncostituisce, né in sé, né abbinato a una sorveglianza telefonica,\nun’ingerenza nell’esercizio del diritto al rispetto della vita privata\ndell’interessato.\nArt. 6 § 3 lett. d e art. 6 § 1 CEDU. I diritti alla difesa sono violati se, né il\ngiudice istruttore, né il giudice cui spetta la decisione, hanno convocato\nl’agente infiltrato e il prevenuto non ha avuto alcuna possibilità di\nporgli domande.\n\nII. SUR LA VIOLATION ALLEGUEE DE L’ART. 8\n\n35. M. Lüdi dénonce une double méconnaissance de l’art. 8 CEDH, ainsi libellé:\n«1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile\net de sa correspondance.\n2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit\nque pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une\nmesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale,\nà la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à\nla prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale,\nou à la protection des droits et libertés d’autrui.»\nLa première résulterait du recours prolongé à l’agent infiltré Toni, qui\naurait utilisé le contact personnel établi par la ruse pour se procurer des\nrenseignements et pour influencer le comportement du requérant; la seconde,\nde l’emploi simultané par cet agent de moyens techniques afin d’obtenir accès\nau domicile de l’intéressé et d’enregistrer des conversations qui, suscitées\npar une tromperie, l’incrimineraient à tort. Dans les deux cas, il y aurait eu\ningérence, injustifiée parce que non «prévue par la loi», dans l’exercice du\ndroit au respect de la vie privée.\n36. Selon la Commission, le placement sur table d’écoutes ne méconnaît pas la\nCEDH. Toutefois, l’intervention d’un agent infiltré aurait changé le caractère\nessentiellement passif de la mesure en ajoutant aux écoutes téléphoniques une\ndimension tout à fait spéciale: les paroles écoutées étaient provoquées par la\nrelation que Toni avait nouée avec le suspect. Par conséquent, il s’agirait d’une\n\n"}