Il échet de considérer d’abord la gravité de l’infraction imputée à M. Quaranta et la sévérité de la sanction dont il risquait de se voir frapper: inculpé de consommation et de trafic de stupéfiants, il était passible «de l’emprisonnement ou de l’amende» (art. 19 al. ler de la LF du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants [LStup][3]). D’après le Gouvernement, rien dans le dossier ne laissait présager que le Tribunal correctionnel prononcerait une peine supérieure à dix-huit mois, donc excluant l’octroi du sursis. En condamnant le requérant à six mois d’emprisonnement, il n’avait pas atteint cette limite même si l’on tient compte de la peine infligée en 1982. La Cour relève cependant