Le Gouvernement semblerait méconnaître le but des garanties offertes par la CEDH et confondre l’efficacité des droits protégés avec le succès de leur exercice. Or ces droits, et notamment le droit à l’assistance d’un défenseur, n’appartiendraient pas à ceux-là seuls qui savent en profiter ou qui bénéficient des services d’un bon avocat: ils seraient destinés à assurer l’égalité des armes. La libre communication d’un conseil avec son client détenu constituerait un droit fondamental essentiel dans une société démocratique, surtout pour les affaires les plus sérieuses.