Selon la Cour, ni le statut juridique de société anonyme, ni le caractère commercial de ses activités ni la nature même de la liberté d’expression ne sauraient priver Autronic AG du bénéfice de l’art. 10. Ce dernier vaut pour «toute personne», physique ou morale. La Cour en a d’ailleurs déjà constaté par trois fois l’applicabilité à des personnes morales poursuivant des buts lucratifs (arrêts Sunday Times du 26 avril 1979, Série A 30, Markt Intern Verlag GmbH et Klaus Beermann du 20 novembre 1989, Série A 165, et Groppera Radio AG et autres du 28 mars 1990, Série A 173[96]).