{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1990-05-22", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-54-58--_1990-05-22.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150001277.pdf?ID=150001277", "Checksum": "2a0fd1532a1656c67cd4f8d948835072"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 54.58 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 22.05.1990 JAAC 54.58 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 22.05.1990 JAAC 54.58 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 22.05.1990 JAAC 54.58 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:32:49", "Checksum": "0259b7cc9713eeb9d3654233bf4f53e7", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 22.05.1990 JAAC 54.58 \r\n\n JAAC 54.58\n\nArrêt de la Cour eur. DH du 22 mai 1990, affaire\nAutronic AG c/Suisse, Série A 178; pour satisfaire\nà l’obligation de la Suisse de se conformer à\ncette décision de la Cour selon l’art. 53 CEDH, le\nConseil fédéral a adopté le 21 décembre 1990 une\nmodification de l’O (1) relative à la loi réglant la\ncorrespondance télégraphique et téléphonique [cf.\nRO 1991 11]\n\nAffaire Autronic. Violation de la CEDH lors du refus d’autoriser la\nréception de programmes de télévision étrangers à l’aide d’une antenne\nparabolique.\nArt. 10 § 1 CEDH.\n- Titulaires de la liberté. Ni le statut juridique de société anonyme, ni le\ncaractère commercial de ses activités ne saurait priver une personne du\nbénéfice de la liberté d’expression.\n- Contenu de la liberté. Celle-ci concerne non seulement le contenu\ndes informations, mais également les moyens de transmission et de\ncaptage; la réception de programmes télévisés au moyen d’une antenne\nrelève de cette liberté, sans qu’il faille rechercher pour quelle raison et\ndans quel but son titulaire entend s’en prévaloir.\nArt. 10 §2 CEDH. Pour défendre l’ordre des télécommunications\net empêcher la divulgation d’informations confidentielles, il n’est\npas nécessaire de soumettre au consentement de l’Etat émetteur\nl’autorisation de recevoir, à l’aide d’une antenne parabolique privée,\ndes programmes de télévision non codés et destinés au public qui\nproviennent d’un satellite étranger de télécommunication.\n\n1\nFall Autronic. Verletzung der EMRK bei der Verweigerung einer\nBewilligung für den Empfang von ausländischen Fernsehprogrammen\nmittels Parabolantenne.\nArt. 10 § 1 EMRK.\n- Träger der Freiheit. Weder die Rechtsstellung als Aktiengesellschaft\nnoch ihre Handelstätigkeit darf eine Person vom Genuss der\nMeinungsäusserungsfreiheit ausschliessen.\n- Inhalt der Freiheit. Sie bezieht sich nicht nur auf den\nInformationsinhalt, sondern auch auf die Übertragungs- und\nEmpfangsmittel; der Empfang von Fernsehprogrammen mittels\neiner Antenne fällt darunter, ohne dass zu ermitteln sei, aus welchem\nGrund und zu welchem Zweck der Freiheitsträger sich darauf beruft.\nArt. 10 §2 EMRK. Zur Aufrechterhaltung der Fernmeldeordnung und\nzur Verhinderung der Verbreitung von vertraulichen Nachrichten ist es\nnicht notwendig, die Zustimmung des Sendestaates zur Voraussetzung\nfür die Bewilligung zu machen, mittels privater Parabolantenne\nFernsehprogramme zu empfangen, welche in nicht verschlüsselter\nForm und für die Öffentlichkeit bestimmt über einen ausländischen\nFernmeldesatelliten gesendet werden.\n\nCaso Autronic. Violazione della CEDU all’atto del rifiuto di\nun’autorizzazione di captare programmi televisivi stranieri mediante\nantenna parabolica.\nArt. 10 § 1 CEDU.\n- Soggetto della libertà. Né lo statuto giuridico della società anonima,\nné il carattere commerciale delle sue attività possono privare una\npersona del beneficio della libertà d’espressione.\n- Contenuto della libertà. Concerne non soltanto il contenuto delle\ninformazioni ma anche i mezzi di trasmissione e di captazione; la\nricezione di programmi televisivi mediante antenna è inclusa in questa\nlibertà, senza che si abbia a determinare per quale ragione e per quale\nfinalità il soggetto giuridico eserciti detta libertà.\nArt. 10 § 2 CEDU. Per difendere l’ordinamento delle telecomunicazioni\ne impedire la divulgazione di informazioni confidenziali, non è\nnecessario sottoporre, per approvazione, al consenso dello Stato\nemittente l’autorizzazione di captare, mediante antenna parabolica\nprivata, programmi televisivi, non codificati e destinati al pubblico,\nprovenienti da un satellite straniero di telecomunicazione.\n\nRésumé des faits\nAutronic AG est une société spécialisée dans l’électronique qui vend des\nantennes paraboliques destinées à des particuliers. Afin d’en stimuler la\nvente, elle demanda à la division de la radio et de la télévision de la Direction\n\n2\ngénérale de l’Entreprise des postes, téléphones et télégraphes (PTT), au\nprintemps 1982, l’autorisation de présenter dans des foires spécialisées un\nprogramme de télévision non codé, créé en Union soviétique et diffusé en\nlangue russe, qu’elle captait directement du satellite soviétique G-Horizont\n(appelé aussi Stationar-4). Accordée une première fois, l’autorisation lui\nfut refusée la seconde fois, faute du consentement explicite des autorités\nsoviétiques. Autronic AG demanda alors le 1er novembre 1982 à la division\nprécitée de rendre une décision déclaratoire qui préciserait en particulier que\nla réception à usage privé de programmes télévisés non codés provenant de\nsatellites tels que G-Horizont ne devait exiger l’agrément des autorités de l’Etat\németteur. Le 13 janvier 1983, la division de la radio et de la télévision rejeta la\ndemande de la société requérante en constatant qu’elle ne pouvait accorder la\nconcession de réception sans l’agrément de l’administration de l’Etat émetteur.\nLa Direction générale des PTT rejeta le 26 juillet 1983 un recours dirigé\ncontre cette décision. Saisi d’un recours de droit administratif, le TF refusa le\n10 juillet 1986 d’entrer en matière, constatant que le satellite soviétique était à\nl’époque le seul au-dessus de l’Europe dont les émissions fussent captables par\nune antenne parabolique domestique, le TF niait l’existence d’un marché pour\nles antennes en cause et concluait que, faute d’un intérêt économique direct, la\nsociété requérante ne possédait pas un intérêt digne de protection.\n\nEN DROIT\n\nI. SUR LA VIOLATION ALLEGUEE DE L’ART. 10\n\n"}