M. Weber avait déjà divulgué les trois premiers renseignements lors d’une conférence de presse tenue le 11 mai 1981 à Berne et au cours de laquelle il avait dénoncé «le complot que les autorités vaudoises [avaient] monté contre lui dans le but de l’intimider». … 15. Le président de la Cour de cassation pénale du canton de Vaud ouvrit d’office, en vertu de l’art. 185 § 3 du code vaudois de procédure pénale, une instruction sommaire pour violation du secret de l’enquête. Par lettre du 10 mars 1982, il enjoignit à M. Weber de fournir, dans les dix jours, des informations sur ce qu’il avait dit exactement le 2 mars 1982.