Le Gouvernement concède que la déclaration interprétative litigieuse ne s’accompagne pas d’un «bref exposé de la loi en cause», mais il soutient que le non-accomplissement de cette formalité ne saurait tirer à conséquence. Il invoque la pratique très souple qui se serait développée en la matière avec l’assentiment tacite du dépositaire et des autres Etats contractants; il se réfère à cet égard aux cas de l’Irlande (réserve à l’art. 6 § 3 let. c) et de Malte (déclaration d’interprétation de l’art. 6 § 2). Surtout, il souligne que l’art. 64 § 2 n’envisage pas les problèmes spécifiques qui se posent aux Etats fédéraux et peuvent se révéler quasiment insurmontables.