Dans sa décision du 20 janvier 1988, le tribunal correctionnel de l’arrondissement de la Sarine a précisé que la confiscation ordonnée à l’origine «n’était pas illimitée mais seulement indéterminée dans le temps, ce qui laissait place à une demande de réexamen». S’il accueillit la requête de Josef Felix Müller, c’est par le motif que «la mesure de sûreté [avait] joué son rôle»: «prévenir que de telles toiles fussent encore exposées en public, sans précaution aucune» (ibidem). Sans doute l’intéressé a-t-il été privé de ses oeuvres pendant près de huit ans, mais rien ne l’eût empêché d’en solliciter plus tôt la restitution: la