Il faut cependant rappeler qu’aux termes d’une jurisprudence remontant à l’arrêt Fahrner de 1980 puis appliquée en l’occurrence, le propriétaire concerné peut inviter le tribunal compétent du canton à lever ou modifier la confiscation si l’objet ne présente plus de danger ou si une autre mesure, moins drastique, suffit à protéger la morale publique. Dans sa décision du 20 janvier 1988, le tribunal correctionnel de l’arrondissement de la Sarine a précisé que la confiscation ordonnée à l’origine «n’était pas illimitée mais seulement indéterminée dans le temps, ce qui laissait place à une demande de réexamen».