La liberté d’expression artistique perdrait son contenu si des toiles du genre de celles de Josef Felix Müller ne pouvaient être présentées à un public qui s’intéresse aux arts, lors d’une manifestation consacrée à l’art contemporain et expérimental. D’après le Gouvernement au contraire, l’ingérence était nécessaire eu égard notamment au thème des tableaux et aux circonstances particulières de leur exposition. Par des motifs analogues, et toute appréciation esthétique ou symbolique mise à part, la Commission estime que les juridictions compétentes pouvaient raisonnablement qualifier les toiles d’obscènes et déclarer les requérants coupables d’infraction à l’art. 204 CP. 32.