Les requérants expriment des doutes sur le premier point, mais la Cour estime, avec la Commission et le Gouvernement, que le non-acheminement de la lettre par le procureur de district de Pfäffikon tendait «à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales». D’après sa jurisprudence, la recherche de cet objectif peut «justifier des ingérences plus amples à l’égard d’un (…) détenu [condamné] que d’une personne en liberté» (arrêt Golder du 21 février 1975, Série A 18, p. 21, § 45).