Il n’empêche que l’enfant naturel peut avoir à pâtir de certains préjugés et donc subir un handicap social. Or si en l’occurrence l’enfant du requérant est venu au monde un mois après le remariage de ses parents, le décès de l’un d’eux ou un simple retard dans l’accomplissement des formalités légales eût suffi à le faire naître en dehors du mariage. 37. Le Gouvernement estime encore que le temps de réflexion imposé à l’intéressé contribue également à protéger ce dernier contre lui-même. Aux yeux de la Cour, pareil argument n’a pas assez de poids pour justifier l’ingérence litigieuse dans le cas d’une personne majeure et jouissant de ses facultés mentales. 38.