- de l’ordre de sept à huit mois -, la future épouse du requérant a pu s’estimer personnellement et directement lésée par la mesure frappant F. Dès lors qu’elle n’était ni mineure ni aliénée, ses droits ne se trouvaient nullement protégés par ladite mesure. Quant aux enfants à naître, ils risquent eux aussi de ressentir le contrecoup de l’interdiction. Certes, la loi suisse ne connaît plus la notion d’enfant illégitime; elle confère désormais à l’enfant né hors mariage le même statut et les mêmes droits, ou peu s’en faut, qu’à l’enfant né dans le mariage. Il n’empêche que l’enfant naturel peut avoir à pâtir de certains préjugés et donc subir un handicap social.