En matière de renseignements, promesses ou assurances donnés à un administré, la jurisprudence a dégagé un certain nombre de critères permettant de juger s’il y a eu violation du principe de la bonne foi. En vertu de cette jurisprudence, ce principe est violé lorsque, cumulativement: l’administration a agi dans une situation individuelle et concrète, vis-à-vis d’une personne déterminée (une promesse, un comportement ou un renseignement généraux ou imprécis ne suffisent pas); l’autorité qui a agi était compétente ou censée l’être; l’attitude de l’autorité était de nature à inspirer confiance et le citoyen concerné ne pouvait ni ne devait reconnaître d’emblée l’illégalité de la promesse;