Il ressort du dossier - et du reste l’intéressé ne le conteste pas - qu’il a, en date du 13 janvier 1995, transformé dix courriers «B» en courrier «A» et créé quatre courriers fictifs en utilisant indument des enveloppes officielles. Il a également sollicité l’aide d’un collègue pour inscrire les adresses. Contrairement à ce qu’affirme le recourant, la question de la préméditation des actes n’est pas déterminante en l’espèce. En effet, seule la tricherie constituée par la falsification de lettres et la création de courriers fictifs a de l’importance. En l’occurrence, le fait que ces actes aient été prévus à l’avance ou commis