En l’espèce, tel n’est pas le cas. La culpabilité du recourant est en effet grave. Il n’a pas hésité à mettre en péril l’intégrité corporelle d’un gendarme et s’est comporté de manière totalement irréfléchie en tant que conducteur d’une voiture et vis-à-vis de la police. Le recourant justifie sa réaction par l’état de panique dans lequel l’a plongé la vue des gendarmes, parce qu’il a alors pensé aux conséquences de son accident sur sa profession ainsi qu’aux éventuelles mesures qui pourraient être prises à son encontre. Cette explication ne peut l’excuser et, à la limite, met en question son aptitude à servir le Corps des gardes-frontière.