{"Signatur": "CH_VB_010", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2005-02-04", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_010_JAAC-69-128--_2005-02-04.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150006812.pdf?ID=150006812", "Checksum": "64e9547224419da171f9bb6253cf8fac"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 69.128 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI 04.02.2005 JAAC 69.128 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 04.02.2005 JAAC 69.128 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR 04.02.2005 JAAC 69.128 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:20:59", "Checksum": "589b26acb1b678c15303f44921e0e38c", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 04.02.2005 JAAC 69.128 \r\n\n 7\ndes programmes n’imposait pas au diffuseur de faire entendre la voix des\nantiséparatistes, dès lors que le thème traité était uniquement l’anniversaire\ndu plébiscite d’autodétermination.\n5.6 S’agissant des émissions de la RTSR qui sont allées au-delà de la\ncouverture des événements commémoratifs, la situation doit être envisagée\ndifféremment. Ne relatant pas un événement ponctuel, mais envisageant\nla question jurassienne sous un angle large, elles se devaient de respecter\nscrupuleusement l’exigence de diversité des opinions de l’art. 4 LRTV. Certes,\ncelle-ci n’impose pas un traitement à égalité de toutes les opinions; mais\nelle ne permettait pas pour autant, en l’occurrence, de passer sous silence\nla voix des antiséparatistes. Il n’appartient pas à l’Autorité de plainte de dire\nquand et sous quelle forme le point de vue antiséparatiste aurait dû être\névoqué. Elle peut en revanche indiquer s’il aurait dû l’être. Le temps d’antenne\nconsacré par le diffuseur à la question jurassienne était particulièrement\nimportant, ce qui augmentait d’autant l’obligation de prendre en compte le\npoint de vue antiséparatiste. D’autre part, le fait que la question jurassienne\ndemeure d’actualité (cf. notamment le dépôt dans le canton du Jura de\nl’initiative populaire «Un seul Jura» en 2003) renforce la nécessité d’offrir aux\nantiséparatistes, acteurs importants de la question jurassienne, la possibilité\nde se faire entendre.\n5.6.1 S’agissant de la télévision, l’AIEP relève qu’à aucun moment le point de\nvue des antiséparatistes n’a été présenté pour lui-même. L’Autorité de plainte\nne tiendra pas pour l’expression de celui-ci l’apparition pittoresque d’une\nfamille alémanique d’Ederswiler (JU). Pour ce qui est de «Zig Zag Café», le\njournaliste a certes expliqué que le concept de cette série d’émissions était de\n«raconter l’histoire à travers ceux qui l’ont vécue» et qu’il ne s’agissait pas de\n«rouvrir le dossier du Jura». Cette explication n’est toutefois pas déterminante\npour l’AIEP au point qu’elle puisse admettre qu’il n’aurait pas été possible de\nfaire entendre le point de vue opposé, par exemple en invitant - séparément\n- des personnalités antiséparatistes qui, elles aussi, ont «vécu» la journée\nen question. De manière générale, on ne saurait exciper de la notion de\nconcept programmatique pour se soustraire aux dispositions légales. Le cas du\ndocumentaire «Jura, la loi du plus fort» apparaît plus problématique encore.\nIl s’agit d’une émission qui retrace la question jurassienne exclusivement\nsous l’angle séparatiste, ce que le réalisateur Bertrand Theubet ne semble\npas nier dans l’interview radio diffusée le 4 mai dans le cadre d’«Histoire\nVivante». Le journaliste lui a posé la question suivante: «Pour le moment,\ndans les personnages que l’on a pu entendre et puis ceux qu’on n’a pas\nencore entendus, apparaissent principalement les séparatistes. La voix\nn’est pas donnée, a priori, aux antiséparatistes ou encore aux autonomistes.\nEst-ce qu’il en est ainsi tout au long de votre sujet? Et si oui, pourquoi?» La\nréponse du réalisateur révèle clairement son engagement. Il s’agissait pour\nlui de «commémorer les 30 ans de l’entrée du Jura dans la Confédération».\nIl mentionne également l’«affaire des caisses noires» qui représente à ses\nyeux «l’injustice la plus lourde que le Jura ait eu à subir». Tout au long de\ncette interview, Bertrand Theubet apparaît ainsi comme idéologiquement très\nproche de la cause séparatiste. Le documentaire dont il est l’auteur reflète\nses convictions et dégage un caractère unilatéral. Comme cela a déjà été\ndit, le diffuseur n’était pas dans l’obligation de traiter le point de vue des\nantiséparatistes au sein d’une émission ou série d’émissions déterminées. En\n\n"}