{"Signatur": "CH_VB_010", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2003-03-21", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_010_JAAC-68-27--_2003-03-21.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150006479.pdf?ID=150006479", "Checksum": "50ddcd36cc2632d740334a878aa0fb83"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 68.27 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI 21.03.2003 JAAC 68.27 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 21.03.2003 JAAC 68.27 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR 21.03.2003 JAAC 68.27 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision (AIEP)"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:22:41", "Checksum": "51b101d4b9e1dd31b4c6934e237d5e4a", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 21.03.2003 JAAC 68.27 \r\n\n 6\ndass es zur Christusverkündigung, zur Gründung der Glaubensgemeinde und\nzur christlichen Mission gekommen ist.» (Hans Küng, Christ sein, Munich et\nZurich 1974, p. 361).\n6.2. Le second passage litigieux a trait au Pape. Or celui-ci, bien que plus\nhaut dignitaire de l’Eglise, n’est pas inclus dans le domaine de protection des\nsentiments religieux (cf. ch. 5.3 ci-dessus). Quoi qu’il en soit, l’AIEP remarque\nque le passage en question s’inscrit dans le contexte des poissons d’avril et fait\npartie d’un enchaînement de jeux de mots tous plus invraisemblables les uns\nque les autres. La plaisanterie est tellement exagérée qu’aucun auditeur ne\npeut raisonnablement y croire.\n6.3. Dans le troisième passage sur les œufs de Jésus-Christ et l’ovule de Marie,\nc’est le mystère de l’annonce et de la naissance du Christ qui est indirectement\nvisé, sans être pour autant remis en question. L’animateur en parle plutôt\ncomme d’un fait: «[…] des œufs de Jésus-Christ qui eux sont tombés faute\nd’avoir servi. Oui, comme l’ovule de Marie d’ailleurs». On ne peut pas affirmer\nqu’un contenu essentiel de la foi chrétienne est ici ridiculisé.\n6.4. Enfin, dans le quatrième passage, il est dit sur un ton goguenard que le\nsang du Christ, «on s’en envoie bien deux ou trois litres chacun en plus de\nla bière de mars […]». Instituée par le Christ, l’eucharistie est un élément\nimportant de la célébration chrétienne. Pour les catholiques, il s’agit d’un\ndes sept sacrements. Même si le pain et le vin n’ont pas la même signification\nprécise dans les diverses confessions, leur partage dans le culte est un acte\nessentiel pour tous les croyants. La manière d’en parler, dans ce passage, ne\npeut que heurter un chrétien, quelle que soit sa dénomination.\n6.5. Il découle de ce qui précède que des éléments essentiels de la foi ont été\ntouchés dans plusieurs passages de l’émission litigieuse.\n7. L’AIEP considère cependant que la satire doit être prise comme un tout. Il\nest donc nécessaire de procéder à une appréciation globale des sketches de\nl’émission radiophonique incriminée. En l’espèce, «La Soupe est pleine» du\n7 avril 2002 s’est déroulée une semaine après les fêtes pascales. Le lundi de\nPâques ayant coïncidé cette année-là avec le 1er avril, les thèmes de Pâques\net des poissons d’avril ont été traités dans la même émission. Le contexte du\n1er avril, le caractère de farce de cette journée toute désignée à être exploitée\npar les animateurs, ont ainsi donné une connotation particulière à l’émission,\naccentuant encore son côté loufoque. Les jeux de mots étaient très nombreux\net s’enchaînaient à un rythme soutenu. La forme des répliques prenait\nquasiment plus d’importance que leur contenu, l’auditeur oubliant presque\naussitôt ce qui avait été dit précédemment.\n8. Dans sa jurisprudence jusqu’à ce jour, l’AIEP a protégé les éléments\nessentiels de la foi, dans la mesure où elle a toujours admis une violation\ndu droit des programmes sitôt qu’ils avaient été touchés (cf. décision de l’AIEP\nb. 453 du 23 août 2002 ch. 6.2 et décision de l’AIEP b. 463 du 6 décembre 2002\nch. 4.2). La satire sur des questions religieuses n’était quasiment pas possible,\nou à tout le moins limitée à un cadre très strict. Aujourd’hui, l’AIEP reste d’avis\nque les éléments essentiels de la foi doivent être protégés en tant que tels.\nElle estime cependant qu’il ne suffit pas que ces éléments soient simplement\ntouchés pour qu’on admette une violation du droit des programmes. Ils\ndoivent l’être d’une manière notable («erheblich»). Il s’agit d’un changement\n\n"}