{"Signatur": "CH_VB_010", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2003-03-21", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_010_JAAC-68-27--_2003-03-21.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150006479.pdf?ID=150006479", "Checksum": "50ddcd36cc2632d740334a878aa0fb83"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 68.27 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI 21.03.2003 JAAC 68.27 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 21.03.2003 JAAC 68.27 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR 21.03.2003 JAAC 68.27 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision (AIEP)"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:22:41", "Checksum": "51b101d4b9e1dd31b4c6934e237d5e4a", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 21.03.2003 JAAC 68.27 \r\n\n 5\nculturel. Pour résoudre ce conflit et déterminer laquelle de ces deux libertés\nfondamentales va primer dans le cas d’espèce, il faut procéder à une balance\nentre les valeurs protégées par chacune d’entre elles (cf. JAAC 61.67 p. 638 ss.).\n5.4. Pour déterminer si des éléments essentiels de la foi ont été touchés,\nil y a lieu de prendre en compte l’effet de la satire, non pas sur un public\nmoyen, ni sur des croyants de toutes religions, mais au contraire sur un\npublic d’auditeurs croyants appartenant à la religion concernée. Font en\neffet partie du public cible ceux qui ont la même sensibilité sur les sujets\nabordés dans l’émission (voir la décision de l’AIEP b. 453 du 23 août 2002\nch. 7.5). Il n’est en outre pas déterminant que les contenus essentiels de la foi\nconcernent uniquement une minorité de la population (cf. JAAC 54.47 p. 301 s.).\nEn l’occurrence, c’est la religion chrétienne qui a été visée par les sketches des\nhumoristes de «La Soupe est pleine» du 7 avril 2002. C’est donc l’impact des\naffirmations satiriques sur des auditeurs croyants de religion chrétienne qui\nsera décisif.\n6. L’AIEP va d’abord reprendre dans le détail les quatre passages que la\nplaignante invoque à l’appui de sa plainte; puis elle procédera à une analyse\nd’ensemble de l’émission radiophonique. C’est cette appréciation générale qui\npermettra de conclure ou non à une violation du droit des programmes.\n6.1. Dans le premier passage du sketch consacré aux poissons d’avril\nqu’incrimine la plaignante, l’un des animateurs dit: «[…] mis à part les\ntraditionnels bobards […], comme chaque année on nous a fait le coup de Jésus\nest ressuscité, Hosanna Hosanna on sera tous sauvés […]» (…) Un peu plus loin,\nau début du deuxième sketch sur Pâques, le même animateur commence par\nun «Christ est ressuscité, Christ est ressuscité» sur un ton de niaiserie. Dans les\ndeux passages précités, la résurrection est ainsi ridiculisée, voire niée.\n6.1.1. Pour les chrétiens, Pâques est sans conteste la fête annuelle la plus\nimportante, car elle contient le message essentiel de la résurrection et de\nl’espérance. Si les quatre évangiles ne présentent pas la vie de Jésus-Christ\nde la même manière, il y a en revanche convergence lorsqu’ils abordent la\nmort et la résurrection de Jésus. Cette convergence se retrouve également\ndans les plus anciennes confessions de foi utilisées aujourd’hui dans les Eglises\nchrétiennes, tels le symbole apostolique ou le symbole de Nicée-Constantinople\n(texte datant de 381).\n6.1.2. Les théologies protestante et catholique sont unanimes sur le sujet de\nla résurrection et sa place au cœur de la foi chrétienne: «[…)] Si le Christ n’est\npas ressuscité, la prédication ne se rapporte qu’à un mort, comme aujourd’hui\nles récits sur Socrate ou sur Jeanne d’Arc. On peut certes en dire des choses\nintéressantes, mais la vie de ces héros du passé n’intéresse en rien l’essentiel\nde notre vie. Autrement dit, si le Christ n’est pas ressuscité, il n’est pas notre\nSauveur, et nous sommes encore esclaves au lieu d’être sauvés […]» (Jean\nAnsaldi, Dire la foi aujourd’hui - Petit traité de la vie chrétienne, Aubonne 1995,\np. 98). Plus encore, il est admis que sans la foi en la résurrection, il n’y aurait\npas de christianisme aujourd’hui: «Dieser lebendige Christus und durch ihn\nder lebendige Gott, der ihn aus dem Tod zum Leben rief, sind Gegenstand des\nOsterglaubens. Und dieser Glaube an den Gott der Lebendigen, der Jesus nicht\nim Tode liess, sondern in sein Leben aufnahm, war die Voraussetzung dafür,\n\n"}