12 Enfin, concernant les fonds en déshérence, si les banques n’avaient pas, dans une certaine mesure au moins, tiré profit des avoirs déposés par les victimes de l’Holocauste, on peut difficilement expliquer les propos du président de l’Association suisse des banquiers, Georg Krayer, au lendemain de la publication de la première liste des titulaires des comptes en déshérence: «J’ai honte. En lisant la liste des 1872 noms que nous publions dans le monde entier, je me suis aperçu que ce n’était pas très difficile de retrouver les héritiers.