Ainsi, lorsqu’il est question du rôle de la Suisse dans la prolongation de la guerre, l’historien Hans-Ulrich Jost affirme simultanément que «les services financiers de la Suisse ont été minimes» et que «sans ces possibilités de se servir de la Suisse, la production, dans certains secteurs de l’armement aurait dû s’arrêter après deux mois». Le journaliste aurait dû revenir sur cette contradiction. Hans-Ulrich Jost déclare qu’après le discours de Pilet-Golaz, «on n’était pas du tout trop scandalisé. Un peu». Le journaliste ne pouvait ignorer que ce discours avait été l’objet d’une vive polémique, qui avait notamment amené certains officiers à préparer des actes de résistance pour le cas où