En réalité, il n’y avait pas de contre-partie négociée. La France n’a pas exigé de geste de la Suisse pour qu’elle laisse transiter des gens sur son territoire via l’Espagne. C’est la Croix-Rouge qui a pris l’initiative de ces séjours organisés par la Division de police. De plus, beaucoup parmi ces étrangers souhaitaient partir. Ailleurs, le journaliste relève que la Confédération avait demandé «à la petite communauté juive de Suisse (...) de subvenir aux besoins des juifs étrangers qui fuyaient la terreur nazie dans notre pays. (...) Et aucune autre communauté confessionnelle ne sera ainsi rançonnée».