Pour l’AIEP, il n’est toutefois pas illicite en soi de questionner l’histoire en jetant un regard sévère sur le passé du pays. Il est d’autant plus admissible de le faire qu’un vaste débat s’est noué sur cette question, en Suisse et à l’étranger. Dans le contexte actuel des fonds en déshérence, des achats d’or de la Reichsbank par la Banque nationale suisse (BNS) et de la mise en oeuvre des commissions Volcker et Bergier, la remise en cause de notre passé et des diverses interprétations dont il a fait l’objet n’a dès lors pas un caractère essentiellement destructeur. On doit même affirmer qu’elle fait partie du devoir de la télévision en matière d’information tel que l’expriment l’art.