{"Signatur": "CH_VB_010", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1997-10-24", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_010_JAAC-62-49--_1997-10-24.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003935.pdf?ID=150003935", "Checksum": "0998ec332ad56c77200afa40e4336aca"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 62.49 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI 24.10.1997 JAAC 62.49 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 24.10.1997 JAAC 62.49 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR 24.10.1997 JAAC 62.49 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:27:13", "Checksum": "d1ecbebb6eefdfb74c92c330369f86cd", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 24.10.1997 JAAC 62.49 \r\n\n 11\nLe même historien affirme qu’après le discours de Pilet-Golaz, «la majorité\nen fait de ces élites, (ils) étaient en train de réfléchir comment s’adapter au\nNouvel Ordre». Le journaliste aurait été bien inspiré de demander à l’expert ce\nqu’il entendait par son expression «le Nouvel Ordre» qui n’a jamais été définie\nclairement dans l’émission. Dans la mesure où les téléspectateurs pouvaient\ncomprendre par «Nouvel Ordre» le nazisme, l’affirmation de l’historien les\ninduisait en erreur. L’expression, dans l’esprit de Pilet-Golaz, recouvrait le\npétainisme, soit l’ensemble des valeurs de l’extrême-droite conservatrice.\nLorsque l’expert Jakob Tanner déclare que «la recherche du profit et le besoin\nde sécurité se conjuguaient parfaitement (...). La principale motivation, c’était\nde faire des affaires», il semble regretter ce que la Suisse et les autres pays\nont qualifié de réussite: échapper à la guerre tout en faisant des affaires.\nLe journaliste, lui, aurait pu préciser que cette motivation était celle de\ncertains industriels et de certaines banques, mais qu’elle n’était sans doute\npas celle de l’ensemble du peuple suisse. Dans le même sens, l’AIEP regrette\nque le journaliste n’ait pas distingué les personnes ou les milieux se cachant\nderrière le terme indéfini de «la Suisse». Il aurait été également bienvenu,\ndans l’ensemble du reportage, de préciser qui était l’économie suisse, l’armée,\nl’élite suisse.\n6.6. ll appartient aussi à l’AIEP d’examiner si, par le son ou l’utilisation de\nl’image, les émissions excercent des effets perturbateurs sur la libre formation\nde l’opinion (cf. consid. 5.4)\n6.6.1. L’AIEP relève que le fond sonore donne une note dramatique à\nl’émission. Mais il n’y a rien là d’inadéquat si l’on prend en compte la gravité\ndes événements qui se sont déroulés durant la période en cause.\n6.6.2. En revanche, à une reprise au moins, l’utilisation de l’image a amené les\ntéléspectateurs à tirer des conclusions erronées.\nAinsi, au chapitre financier, il est affirmé que «les Allemands ont pillé l’or des\npays conquis, et même jusqu’aux dents des juifs (...). Là encore, la Suisse vole\nau secours du Reich: la BNS accepte de racheter l’or volé contre de bons francs\nsuisses (...)». Or pendant ces déclarations, le réalisateur fait passer des images\nde l’époque montrant des lingots d’or et des corps sans vie dans les camps de\nla mort, suivies de tas de bagues et de dents en or. Le téléspectateur en vient\nnaturellement à penser que la Suisse a acheté beaucoup d’or provenant des\nvictimes du nazisme, alors que les recherches jusqu’à la diffusion de l’émission\ndémontrent que l’or acheté par la BNS était à plus de 95% d’origine monétaire\nou provenait des banques centrales de pays occupés.\n6.7. Considérant l’ensemble de l’émission, l’AIEP salue le fait que la TSR ait\nsouhaité apporter sa contribution à l’éclaircissement du passé et ait traité\nles nouvelles manières d’aborder les relations de la Suisse avec l’Allemagne\ndurant la Deuxième Guerre mondiale. Le documentaire en question contient\nplusieurs éléments de valeur, par exemple concernant les entreprises suisses\nà l’étranger. Comme elle l’a déjà relevé (cf. consid. 6.3.2), l’AIEP ne peut\npartager tous les griefs du plaignant au sujet du Réduit et de la Conférence de\nWashington. A cet égard, la facture présentée à la Suisse pour l’achat de l’or\nnazi par l’Accord de 1946 avait bien un caractère pénalisant. Il n’est donc pas\ncritiquable en soi que le journaliste l’ait qualifiée d’«amende», même si les\nmilieux officiels parlent plus volontiers de «contribution».\n\n"}