{"Signatur": "CH_VB_010", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1997-10-24", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_010_JAAC-62-49--_1997-10-24.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003935.pdf?ID=150003935", "Checksum": "0998ec332ad56c77200afa40e4336aca"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 62.49 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI 24.10.1997 JAAC 62.49 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 24.10.1997 JAAC 62.49 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR 24.10.1997 JAAC 62.49 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:27:13", "Checksum": "d1ecbebb6eefdfb74c92c330369f86cd", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 24.10.1997 JAAC 62.49 \r\n\n 10\ncivils. Dans ce contexte, l’utilisation d’un terme aussi impropre que celui\nde «rançonner» dénote soit une volonté de dramatiser, soit une étonnante\nmaladresse linguistique.\nConcernant le blanchissage de l’or allemand, le journaliste dit que «la Suisse\nrendait un service vital aux nazis, un service que personne d’autre n’acceptait\nde lui rendre». Cette affirmation est trop catégorique, puisque des pays comme\nl’Espagne et la Roumanie dans une faible mesure ont eux aussi rendu des\nservices analogues entre 1942 et l’été 1944.\nL’émission montre le conseiller fédéral Kaspar Villiger qui, le 7 mai 1995,\nprésente devant l’Assemblée fédérale les excuses du gouvernement pour\nl’apposition du tampon «J» sur les passeports. L’extrait retenu est le suivant:\n«Ce tampon a été approuvé par la Suisse en octobre 1938. Sur la base d’un\nintérêt national trop étroit, nous avons fait un mauvais choix. Le Conseil\nfédéral le regrette profondément. Il présente ses excuses tout en sachant\nqu’une telle faute est inexcusable». Le journaliste enchaîne en déclarant\nqu’«en fait, les autorités suisses de l’époque n’ont pas seulement approuvé\nle dans le passeport, elles l’ont suggéré aux nazis». Cette précision apparaît\ncomme un correctif apporté au propos officiel. Or elle induit le public en\nerreur puisque le conseiller fédéral Villiger, en fait, n’a nullement caché cet\nélément. Il en a expressément fait état juste avant le passage retenu par la TSR,\ndans les termes suivants: «Mit der Einführung des sogenannten Judenstempels\nkam Deutschland einem Anliegen der Schweiz entgegen». En coupant cette\nphrase et en apportant ensuite un «correctif», le journaliste a failli à son\nobligation de vérité.\n6.5. Si le diffuseur peut recourir à des témoignages et donner la parole\nà des invités, il n’est pas délié pour autant de ses obligations en matière\nd’information. Il doit notamment éclairer et corriger les vues manifestement\ninexactes de l’invité (JAAC 56.28, p. 219).\nL’AIEP n’est pas en mesure de juger si les déclarations des experts ont été\nfidèlement reproduites ou si certaines nuances importantes ont été écartées.\nSur la base des déclarations retenues dans l’émission, elle constate que le\njournaliste a, à plusieurs reprises, manqué de curiosité et d’esprit critique\nface aux déclarations des experts. Celles-ci allant dans le sens de sa thèse, le\njournaliste semblait les prendre comme des paroles d’évangile. Ainsi, lorsqu’il\nest question du rôle de la Suisse dans la prolongation de la guerre, l’historien\nHans-Ulrich Jost affirme simultanément que «les services financiers de la\nSuisse ont été minimes» et que «sans ces possibilités de se servir de la Suisse,\nla production, dans certains secteurs de l’armement aurait dû s’arrêter après\ndeux mois». Le journaliste aurait dû revenir sur cette contradiction.\nHans-Ulrich Jost déclare qu’après le discours de Pilet-Golaz, «on n’était pas\ndu tout trop scandalisé. Un peu». Le journaliste ne pouvait ignorer que\nce discours avait été l’objet d’une vive polémique, qui avait notamment\namené certains officiers à préparer des actes de résistance pour le cas où\nle Conseil fédéral capitulerait devant l’Allemagne. Il se devait par conséquent\nd’approfondir cette question avec son interlocuteur, ou de procéder à des\ncorrectifs par la suite. Il aurait par exemple pu faire état des réactions\nd’étonnement très nettes émises le lendemain du discours, à la réunion de\nla Commission des pleins pouvoirs du Conseil national.\n\n"}