{"Signatur": "CH_VB_010", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1997-10-24", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_010_JAAC-62-49--_1997-10-24.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003935.pdf?ID=150003935", "Checksum": "0998ec332ad56c77200afa40e4336aca"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 62.49 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI 24.10.1997 JAAC 62.49 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 24.10.1997 JAAC 62.49 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR 24.10.1997 JAAC 62.49 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:27:13", "Checksum": "d1ecbebb6eefdfb74c92c330369f86cd", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 24.10.1997 JAAC 62.49 \r\n\n 9\nPrésentant une lettre du 14 août 1940 dans laquelle le général Guisan suggère\nau conseiller fédéral Rudolf Minger qu’«il y aurait lieu d’envisager désormais,\nentre Berne et Berlin, un échange de vue d’une autre ampleur» et qu’«il\nfaudrait inaugurer dès maintenant une politique de prestige et de propagande\nsuisses qui viserait, en premier lieu, à s’exercer en Allemagne», le journaliste\nconclut que «pour le général, aucun doute: la Suisse doit faire de vigoureux\nefforts pour se rapprocher de l’Allemagne nazie». Or les gestes proposés par le\ngénéral au conseiller fédéral Minger peuvent tout aussi bien être considérés\ncomme des gestes visant non pas un rapprochement défaitiste, mais au\ncontraire une défense habile de la Suisse. Par ailleurs, ces gestes n’étaient\npas seulement envisagés envers l’Allemagne nazie, mais également envers les\nEtats-Unis.\nLe journaliste avance qu’«au plus fort de la guerre, en 1941 et 42, quand la\nWehrmacht triomphe sur tous les fronts, la Suisse livre quarante fois plus\nde matériel stratégique à l’Allemagne qu’aux Alliés». Or il aurait pu relever\nici les efforts faits par la Suisse pour maintenir un commerce avec les Alliés,\nen particulier avec les Anglais. Certes, les quantités de matériel livrées aux\nAlliés étaient nettement inférieures en poids et en francs à celles allant vers\nl’Allemagne. Mais le type de produit et la situation géographique pouvaient\nexpliquer cela. En effet, la Suisse vendait principalement de la technologie de\npointe aux Alliés et ces marchandises devaient transiter par train ou par avion\nà travers le territoire des puissances de l’Axe.\n6.4. Si l’histoire fait une large part à l’interprétation, il est tout de même\ndes faits qui ne laissent pas de place au doute et qui dès lors peuvent être\nprésentés avec toute la précision voulue. Il appartient à l’AIEP d’examiner\nmaintenant si l’émission satisfait à l’obligation de présenter fidèlement les\névénements. L’AIEP a recensé plusieurs erreurs de fait.\nAinsi, à propos des réfugiés, le journaliste déclare: «Rothmund était obsédé\npar l’idée de la surpopulation. Quand il avait dû, malgré tout, accueillir des\nréfugiés, il essayait à tout prix de leur faire quitter le pays. Berne négocia le\nmarché suivant avec le gouvernement français: La Suisse accepta d’accueillir\nquelques milliers d’enfants victimes de la guerre pour des séjours de trois\nmois. En contre-partie, le gouvernement du maréchal Pétain accorda des\nlaissez-passer pour que des personnes réfugiées en Suisse puissent traverser le\nterritoire français pour émigrer hors d’Europe. Là encore, la générosité était\ntrès calculée». En réalité, il n’y avait pas de contre-partie négociée. La France\nn’a pas exigé de geste de la Suisse pour qu’elle laisse transiter des gens sur son\nterritoire via l’Espagne. C’est la Croix-Rouge qui a pris l’initiative de ces séjours\norganisés par la Division de police. De plus, beaucoup parmi ces étrangers\nsouhaitaient partir.\nAilleurs, le journaliste relève que la Confédération avait demandé «à la\npetite communauté juive de Suisse (...) de subvenir aux besoins des juifs\nétrangers qui fuyaient la terreur nazie dans notre pays. (...) Et aucune\nautre communauté confessionnelle ne sera ainsi rançonnée». En vérité, les\ncatholiques et les protestants suisses ont également dû payer pour les réfugiés\ncivils de leur confession respective, même si la charge a été incomparablement\nplus faible. Le parti communiste, pourtant non officiellement existant, a\nété, lui aussi, tenu de participer à l’entretien des réfugiés communistes\n\n"}