{"Signatur": "CH_VB_010", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1997-10-24", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_010_JAAC-62-49--_1997-10-24.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003935.pdf?ID=150003935", "Checksum": "0998ec332ad56c77200afa40e4336aca"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 62.49 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI 24.10.1997 JAAC 62.49 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 24.10.1997 JAAC 62.49 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR 24.10.1997 JAAC 62.49 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:27:13", "Checksum": "d1ecbebb6eefdfb74c92c330369f86cd", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 24.10.1997 JAAC 62.49 \r\n\n 6\nl’histoire d’un petit Etat courageux et encerclé qui a résisté aux puissances\ndémoniaques du nazisme. Neutres sur le plan politique et militaire, les Suisses\nétaient de coeur du côté de la démocratie, donc des Alliés. «La courageuse\narmée suisse avait dissuadé les nazis» d’attaquer le pays «en montrant sa\ndétermination à résister coûte que coûte et les armes à la main», au besoin en\nse retirant dans le Réduit, «sorte de forteresse inexpugnable dans les Alpes».\nLes Suisses avaient «transformé les jardins publics en potagers et en champs\nde patates pour ne pas mourir de faim». Malgré leur situation difficile, ils\n«avaient ouvert les bras et les frontières à près de 230 000 personnes qui\nfuyaient l’horreur des camps d’extermination» et «avaient été très généreux\npour les enfants victimes de la guerre». La Suisse avait introduit le secret\nbancaire et institué une loi sanctionnant sa violation pour protéger les biens\nnotamment des juifs. Cette introduction se termine par ces mots: «Le réveil a\nété plutôt brutal».\nSuivent alors des déclarations accusatrices que diverses personnalités juives\nont faites dans un passé récent, puis une description minutieuse de l’attitude\nde la Suisse, de ses dirigeants, des chefs militaires et des milieux économiques\ndurant la guerre. L’émission évoque d’abord les affinités qu’aurait eues la\nSuisse avec l’extrême-droite, en particulier l’Allemagne nazie. Une partie\nde la population, certains partis politiques, le président de la Confédération\nPilet-Golaz et le général Guisan, chef de l’armée, auraient recherché sinon\nun rapprochement du moins un accommodement avec le Troisième Reich.\nEnsuite, le journaliste traite de l’antisémitisme en Suisse entre 1939 et 1945,\npériode durant laquelle de nombreuses mesures anti-juives auraient été\nprises: l’apposition du «J» dans le passeport des juifs allemands; la politique\nd’immigration de Rothmund, chef de la police fédérale des étrangers, et du\nconseiller fédéral von Steiger; l’obligation pour la communauté juive de Suisse\nde subvenir aux besoins des réfugiés de leur religion.\nL’émission décrit longuement les relations économiques entre la Suisse et le\nTroisième Reich, en éclairant en particulier le rôle que la Suisse a joué comme\nfinancier du régime nazi - en acceptant notamment de «blanchir de l’or volé» -\net sa participation à l’effort de guerre nazi par des exportations ou par une\nproduction parfois directement implantée sur sol allemand. Dans la même\nligne, l’émission insiste sur des implications économiques de la stratégie du\nRéduit, en soutenant notamment que celle-ci avait permis de démobiliser\ndes hommes qui avaient ainsi pu réintégrer leur entreprise. L’opération,\nfinalement, se soldait par un accroissement de la productivité de l’économie\nsuisse, dont les Allemands profitaient directement. L’émission évoque encore\nle problème des fonds en déshérence.\nConcernant les relations financières entre les deux pays, l’émission conclut:\n«Bien mieux que son armée et que le Réduit du général Guisan, c’est le\nblanchissage de l’or allemand qui a garanti l’indépendance de la Suisse. Si\nla Confédération avait été intégrée au Reich, le franc suisse, si précieux pour\nlui, n’aurait rien valu. Les Allemands n’avaient plus aucun intérêt à envahir la\nSuisse».\nIl résulte de cette présentation que la Suisse n’était pas neutre, que ce n’est\npas son armée, ni le Réduit alpin, mais sa collaboration économique avec\nle Troisième Reich qui a préservé la Suisse d’une invasion allemande, que\nc’est la recherche du profit plus que l’inclination idéologique qui a guidé\n\n"}