{"Signatur": "CH_VB_010", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1995-02-03", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_010_JAAC-60-22--_1995-02-03.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003008.pdf?ID=150003008", "Checksum": "38dbda68a2d7ffc881cbd240d319587f"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 60.22 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI 03.02.1995 JAAC 60.22 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 03.02.1995 JAAC 60.22 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR 03.02.1995 JAAC 60.22 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen, UBI"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Autorità indipendente di ricorso in materia radiotelevisiva, AIRR"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:29:30", "Checksum": "f93cc864210dd2708abd8527b889f7af", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Autorité indépendante d’examen des plaintes (radio-télé), AIEP 03.02.1995 JAAC 60.22 \r\n\n JAAC 60.22\n\nDécision de l’Autorité indépendante d’examen des\nplaintes en matière de radio-télévision du 3 février\n1995\n\nTélévision. Violation du droit des programmes résultant de la diffusion\nd’une émission au mépris d’une interdiction signifiée par un juge civil\nen vertu de l’art. 28 CC et de la manière dont l’émission rendait compte\nd’une procédure pénale en cours.\nArt. 55bis al. 3 Cst. Art. 5 al. 2 LRTV . Indépendance limitée.\nLes instructions d’une autorité fédérale, cantonale ou communale\nfondées sur le droit fédéral limitent l’indépendance et l’autonomie des\nmédias.\nArt. 6 § 2 CEDH. Art. 3 al. 1er LRTV.\nL’interdiction de préjuger un inculpé est violée lorsque les journalistes\nqui font un reportage sur un procès pendant présentent une image\npartiale et unilatéralement négative qui suggère la culpabilité de\nl’accusé.\n\nFernsehen. Verletzung der Programmbestimmungen infolge\nAusstrahlung einer Sendung trotz eines auf der Grundlage von\nArt. 28 ZGB ergangenen Zivilurteils und infolge Vorverurteilung eines\nAngeschuldigten während einem hängigen Prozess.\nArt. 55bis Abs. 3 BV. Art. 5 Abs. 2 RTVG. Beschränkte Autonomie des\nVeranstalters.\nWeisungen einer eidgenössischen, kantonalen oder kommunalen\nBehörde, die sich auf Bundesrecht stützen, beschränken die\nUnabhängigkeit und Programmautonomie der Veranstalter.\n\n1\nArt. 6 § 2 EMRK. Art. 3 Abs. 1 RTVG.\nDas Verbot der Vorverurteilung wird verletzt, wenn die Journalisten,\ndie einen Beitrag über einen hängigen Prozess ausstrahlen, ein\nparteiisches und einseitig negatives, das Verschulden des Angeklagten\nsuggerierendes Bild vermitteln.\n\nTelevisione. Violazione delle disposizioni sui programmi risultante\ndalla diffusione di un programma, nonostante il divieto pronunciato\ncon sentenza civile sulla base dell’art. 28 CC, e dal modo in cui\nl’emissione rendeva conto di una procedura penale in corso.\nArt. 55bis cpv. 3 Cost. Art. 5 cpv. 2 LRTV. Indipendenza limitata.\nLe istruzioni di un’autorità federale, cantonale o comunale fondate sul\ndiritto federale limitano l’indipendenza e l’autonomia dei media.\nArt. 6 § 2 CEDU. Art. 3 cpv. 1 LRTV.\nIl divieto di giudicare è violato se i giornalisti che fanno la cronaca\ndi un processo in corso presentano un’immagine parziale e\nunilateralmente negativa che suggerisce la colpevolezza dell’accusato.\n\nI\n\nA. Les 13 et 15 novembre 1992, l’émission «Tell Quel» a présenté durant une\nheure un reportage sur un notaire genevois T. Le directeur de la Télévision\nsuisse romande (TSR) a introduit cette dernière en expliquant que l’émission\ndiffusée ce soir-là avait été interdite de diffusion par un tribunal genevois,\nmais qu’au nom de la liberté de la presse et du droit du public à l’information,\nil avait pris la décision de passer outre.\nLe reportage est ponctué d’interviews de personnalités qui ont côtoyé\nle notaire T. Un journaliste retrace les différentes étapes de sa carrière\nprofessionnelle et celle de l’homme public. Différentes affaires auxquelles\nle notaire T. a été mêlé, soit en tant que notaire, soit en tant que promoteur,\nsont également évoquées.\nEnfin interviennent aussi des personnes qui ont lutté contre les effets de la\nspéculation immobilière.\nL’émission se conclut par un débat contradictoire visant à déterminer si cette\némission est de nature à porter atteinte à la présomption d’innocence.\nB. Le 1er février 1993, X (ci-après: le plaignant) a saisi l’Autorité indépendante\nd’examen des plaintes en matière de radio-télévision (AIEP) d’une plainte\ncontre l’émission «Tell Quel», intitulée «Grandeur et décadence du notaire T.»\net diffusée les 13 et 15 novembre 1992 par la TSR. Il lui reproche de violer la\nconcession octroyée à la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR).\n\n2\nLe plaignant invoque une violation de l’art. 4 al. 2 de la concession SSR;\nselon lui, l’émission contestée n’a pas contribué à la formation civique du\npublic en diffusant une émission interdite par une ordonnance de mesures\nprovisionnelles, ni n’a servi les intérêts du pays; elle n’a pas non plus respecté\nles exigences minimales d’objectivité.\nC. En date du 22 mars 1993, la SSR a envoyé sa prise de position, sur demande\nde l’AIEP. Elle prie cette dernière de suspendre ou de refuser le traitement de la\nplainte en vertu de l’art. 64 al. 3 LF du 21 juin 1991 sur la radio et la télévision\n(RS 784.40, LRTV).\nElle conclut au rejet de la plainte, alléguant que chaque fait mentionné\ndans l’émission incriminée est accompagné de commentaires qui situent\nprécisément le rôle du notaire T.\nD. Lors de sa séance du 4 juin 1993, l’AIEP a décidé, en vertu de l’art. 64 al. 3\nLRTV de suspendre le traitement de la plainte en raison d’une procédure civile\npendante. Le plaignant a interjeté un recours de droit administratif au TF\ncontre cette décision, en concluant à son annulation. Ce dernier a rejeté le\nrecours dans la mesure où il était recevable par arrêt du 24 mai 1994.\nE. En date du 18 octobre 1994, suite à l’entrée en force du jugement civil rendu\nle 17 juin 1994, l’AIEP a décidé de reprendre la procédure et a invité les parties\nà prendre position. Les arguments invoqués par les parties sont examinés\ndans les considérants qui suivent.\n\nII\n\n"}