qu’en revanche, l’opération, considérée d’un point de vue global, réservait davantage de chances au groupe belge qu’au groupe suisse. Le téléspectateur apprenait ainsi qu’en sa qualité de consommateur individuel, l’acheteur romand avait toutes ses chances, mais qu’en sa qualité de Suisse, il pesait nettement moins lourd dans le marché bilatéral. Il n’était pas inintéressant pour le public de considérer l’opération commerciale de la Loterie romande sous ce double aspect, car la protection des consommateurs, cadre dans lequel s’inscrivait l’émission, prend en considération non seulement la satisfaction optimale des intérêts économiques individuels, mais aussi celle d’intérêts généraux.