Quand une émission s’attache à rendre compte d’un état de faits, comme c’est le cas d’un magazine d’information, le plaignant ne peut, sous l’angle du droit de la concession, se contenter d’en critiquer généralement la tendance ou d’en contester en bloc la véracité. Il lui appartient, en particulier s’il entend donner une autre version des faits relatés dans l’émission, de rendre crédible l’accusation d’erreurs ou de manipulations journalistiques (voir, par exemple, décision «Kassensturz et Temps présent: Fussball und Geld», du 9 juin 1987, JAAC 52.11).