La notion de biens affectés à des tâches relevant de la puissance publique doit être interprétée de maniè- 16 re large . Toutefois, s’agissant des liquidités, ces dernières ne peuvent être « soustraites à la saisie que si elles sont clairement affectées à des buts concrets d’utilité publique, ce qui suppose leur sépa- 17 ration des autres biens » . Il ne fait pas de doute que les redevances aériennes appartiennent à cette catégorie. Il s’agit par conséquent de déterminer si ces fonds sont, clairement, utilisés à des fins d’exercice d’activités de puissance publique.