Le Service spécialisé se réfère certes dans sa décision à une «étude approfondie des documents en notre possession» mais on cherche en vain de quelles pièces du dossier il pourrait bien s’agir. D’ailleurs, dans sa réponse au recours du 14 août 2000, ce service admet n’avoir disposé que de peu d’éléments sur le passé de l’intéressée. En fait, le service s’est fondé essentiellement, pour ne pas dire exclusivement, sur la nationalité française de la recourante et sur la brièveté de son séjour en Suisse. De tels éléments ne peuvent suffire à fonder des craintes objectives et sérieuses quant aux risques pour la sécurité que ferait courir son engagement.