Notamment, la faute commise par le militaire pèse d’un poids certain dans l’appréciation de sa responsabilité et dans la fixation du montant du dommage qu’il doit rembourser. L’accident a été causé uniquement par le comportement fautif du recourant et de son subordonné sans que le genre du service ou le danger inhérent à un exercice militaire, ni qu’un ordre donné par un supérieur n’ait joué un rôle quelconque dans le déroulement des événements. C’est délibérément que le recourant a pris le risque, sans aucun doute prévisible, de causer un accident qui aurait pu d’ailleurs avoir des conséquences encore plus tragiques.