Car, comme l’explique le Conseil fédéral dans son message relatif à une loi fédérale sur l’acquisition d’immeubles par des personnes à l’étranger et à l’initiative populaire «contre le bradage du sol national» (FF 1981 III 553, notamment p. 591), la sécurité militaire est «objectivement» autant compromise en cas d’acquisition par un étranger au bénéfice d’une autorisation d’établissement - soit un étranger établi en Suisse depuis plus de cinq ou dix ans - qu’en cas d’acquisition par un étranger qui séjourne en Suisse quelques semaines ou mois par année. Par l’emploi du mot