Compte tenu de la diversité linguistique de notre pays, un enfant genevois apprendra en principe l’allemand et l’enfant saint-gallois le français. Les systèmes scolaires entre les différents cantons tendent par ailleurs à être harmonisés. On peut dès lors se demander s’il est inconcevable d’exiger d’un enfant romand qu’il fréquente l’école en allemand durant le détachement de ses parents. On pourrait a priori admettre que cette différence de situation est suffisamment objective pour motiver une différence de traitement par rapport aux frais d’écolage des enfants d’expatriés. Un tel raisonnement ne nous semblerait pas absolument exclu sous l’angle de l’égalité de traitement.