De telles sanctions sont ainsi considérées comme des moyens d’action légitimes, même au niveau régional, pour lutter contre les violations de la paix et du droit international public, pour sauvegarder les valeurs fondamentales de la démocratie, de l’Etat de droit et le plein respect des droits de l’homme[83]. L’UE fait régulièrement usage, parmi les sanctions qu’elle adopte, de mesures interdisant l’octroi de visas[84]. La Suisse, quoique n’étant pas liée par ces décisions, peut décider, sur la base d’une pesée des intérêts, de s’associer à ces sanctions prises en dehors du système des Nations Unies[85]. Ainsi, aujourd’hui, la Suisse refuse la délivrance d’un visa et l’entrée sur son